Communiqué de presse du Lundi 19 octobre 2026

Samedi soir, la colère sociale a été confisquée par des casseurs, des pilleurs, des voleurs et des délinquants en tous genres. Le bilan est lourd : environ 1 500 commerces pillés, incendiés ou dégradés, plusieurs centaines de millions d’euros de dégâts, plus de 2 000 interpellations, près de 1 000 policiers et gendarmes blessés… et le bilan n’est pas clôturé.

Parmi les victimes, il y a des auto-entrepreneurs. Des artisans dont l’atelier a été vandalisé, des commerçants dont le stock a été volé, des chauffeurs et des livreurs dont l’outil de travail est parti en fumée, des indépendants empêchés de travailler. Ce sont les grandes victimes de ce type de crise. Ils n’ont ni trésorerie de réserve, ni assurance perte d’exploitation dans la plupart des cas, ni droit au chômage quand leur activité s’arrête. Souvent, seul le CPSTI vient à leur aide. Un jour de chiffre d’affaires perdu, c’est un revenu perdu. Une vitrine brisée, c’est parfois une entreprise qui ferme, un travail de 5 ou 10 ans qui s’évapore, et c’est toujours un choc terrible.

La FNAE exige du Gouvernement une réponse globale à cette crise. La revendication contre la vie chère est légitime : les indépendants la vivent chaque mois, avec des charges qui augmentent et des revenus qui stagnent. Mais ce ne sont pas les casseurs qui défendront leur pouvoir d’achat. Ce sont eux, au contraire, qui le détruisent. La réponse doit être judiciaire, pénale, immédiate, exemplaire, transparente dans ses effets.

Nous n’oublions pas, au Gouvernement comme au Parlement, que certains responsables politiques découvrent les commerçants les soirs d’émeute mais les ignorent le reste de l’année, quand il s’agit de voter des budgets qui alourdissent leurs charges et fragilisent leur régime, ou de se rendre aux salons et événements qui leurs sont dédiés. À huit mois de l’élection présidentielle, la FNAE le rappelle : les auto-entrepreneurs ne sont pas une variable d’ajustement, ni un décor pour les postures. Ils attendent des actes et sont prêts à en débattre.

La FNAE ouvre dès aujourd’hui un dispositif d’accompagnement pour les auto-entrepreneurs victimes : recensement des sinistres, appui dans les démarches d’assurance et de déclaration, relais auprès des pouvoirs publics. Tout indépendant touché peut se signaler à la Fédération.

Une chose est sûre : les auto-entrepreneurs ne paieront pas trois fois : une première fois par la crise du pouvoir d’achat, une seconde fois par la violence, une troisième par une hausse d’impôts pour financer les réparations !

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